Perspectives économiques de l'Amérique latine

OECD Development Centre

Frequency :
Annual
ISSN :
2072-5167 (online)
ISSN :
2072-5175 (print)
DOI :
10.1787/20725167
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Publication annuelle du Centre de développement de l’OCDE, les Perspectives économiques de l’Amérique latine proposent des informations originales et des indicateurs comparés sur les grands enjeux qui pèsent sur le développement de la région. L’OCDE y formule des recommandations d’action et met en évidence les pratiques optimales, plaçant ainsi ses compétences et sa fameuse rigueur d’analyse au service du développement de l’Amérique latine.

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Perspectives économiques de l'Amérique latine 2010

Perspectives économiques de l'Amérique latine 2010 You do not have access to this content

OECD Development Centre

French
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Author(s):
OECD
Publication Date :
30 Nov 2009
Pages :
264
ISBN :
9789264076723 (PDF) ; 9789264076716 (print)
DOI :
10.1787/leo-2010-fr

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Contrairement aux idées reçues, les pays d’Amérique latine qui ont ouvert leur marché à la concurrence internationale ces dix dernières années ne se sont pas montrés plus vulnérables à la crise économique mondiale. Les Perspectives économiques de l’Amérique latine 2010 offrent une analyse novatrice des tendances économiques à l’œuvre dans la région et portent une attention particulière au rôle que jouent les migrations internationales et les transferts privés sur l’environnement actuel. 

 "L’une des surprises les plus intéressantes de la crise mondiale est que son impact en Amérique latine est jusqu’à présent resté en deçà des prévisions. Ce rapport de l’OCDE offre une analyse claire des facteurs qui expliquent ce phénomène" Moisés Naím, Éditeur en chef, Foreign Policy 

"Cette étude essentielle montre que les pays qui se sont ouverts à l’économie internationale en maintenant des politiques monétaires et budgétaires sérieuses ont été mieux préparés à affronter cette crise. Le rapport explique aussi, à travers une analyse très réaliste, pourquoi les politiques migratoires doivent s’inscrire à l’ordre du jour international." Ricardo Lagos, ancien Président du Chili 

"Ce rapport suggère que les migrations peuvent contribuer au processus de développement pour peu que certaines mesures soient adoptées tant dans les pays d’origine que dans les pays d’accueil" Mauricio Cárdenas, Associé et Directeur de l’Initiative pour l’Amérique latine, Brookings Institution 

"Les décideurs politiques, les chercheurs et tous ceux qui s’intéressent à l’Amérique latine trouveront dans cette publication un appui sérieux et pertinent pour poursuivre leurs propres travaux" Santiago Levy, Vice-président pour les secteurs et le savoir, Banque Interaméricaine de  Développement 

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  • Mark Click to Access
  • Click to Access:  Préface
    Les Perspectives économiques de l’Amérique latine 2010 de l’OCDE paraissent à un moment critique pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Après la première contraction flagrante du PIB en 25 ans et, en corollaire, le recul du commerce extérieur et de l’investissement ainsi que l’explosion du chômage, les perspectives économiques de la région pour 2010 sont déjà franchement positives. Cependant, personne ne sait si le pragmatisme économique dont a fait preuve l’Amérique latine ces dix dernières années se traduira par la stabilité nécessaire pour relever les nombreux défis du développement auxquels la région est confrontée dans un scénario économique mondial incertain.
  • Click to Access:  Abréviations et acronymes
  • Click to Access:  Resumé
    L’Amérique latine n’a pas échappé à la crise économique mondiale mais elle l’a affrontée avec une résilience inédite. Chaque pays de la région a subi les effets de la récession, et le produit intérieur brut (PIB) global devrait reculer de 3.6 % en 2009. Pourtant, la capacité de rebond de l’Amérique latine, qui semble se rétablir plus vite que la plupart des économies développées, transparaît déjà. De plus, ce redressement intervient sans nuire aux progrès significatifs accomplis pour respecter les objectifs régionaux de développement à long terme. Le taux de récupération devrait être assez élevé en 2010, même si l’on ne retrouvera pas les taux de croissance supérieurs à 5 % des années fastes, enregistrés entre 2004 et 2008. La durée de la récession mondiale ne sera que l’un des facteurs déterminant les taux de croissance futurs, car chaque pays, ce sera au moins aussi important, devra démontrer sa capacité à doper sa propre économie par des initiatives publiques durables. En outre, l’évolution des schémas des migrations et des transferts de fonds internationaux pèsera dans bien des pays sur la profondeur de la crise et les options politiques envisageables.
  • Click to Access:  Panorama macro-économique
    C’est bien connu, « quand les États-Unis éternuent, l’Amérique latine s’enrhume »… Mais que se passerait-il si l’économie américaine attrapait la grippe ? Les scénarios du passé ont de quoi inquiéter : de juillet 1981 à novembre 1982, les États-Unis ont connu l’une des pire récessions de l’après-guerre (l’autre, qui remonte à novembre 1973, ayant duré 16 mois également). L’Amérique latine s’est vite trouvée contaminée. Mais pour profondes qu’elles aient été, ces récessions n’étaient que le prélude d’un drame qui couvait dans la région. Alors que les pays développés reprenaient vite le dessus et retrouvaient leurs trajectoires économiques d’avant la crise, l’Amérique latine s’enfonçait dans une crise de la dette qui a lourdement obéré ses perspectives de croissance. Ce marasme allait durer plus de dix ans – et jusqu’à 25 ans dans certains cas – marquant profondément le revenu et le développement de l’Amérique latine.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Migration et transferts privés en Amérique Latine

    • Mark Click to Access
    • Click to Access:  Quand les hommes, l'argent et les idées circulent
      Cette nouvelle édition des Perspectives économiques de l’Amérique latine entend identifier clairement les chances et les risques que les migrations internationales – émigration comme immigration – représentent pour les sociétés d’Amérique latine et des Caraïbes. Il s’agit de cerner les enjeux des politiques de gouvernance régissant la mobilité des personnes. Cette analyse s’appuiera sur un examen des instruments de politique et des enseignements tirés de leur mise en oeuvre. Le choix de cette thématique coïncide avec une période où les migrants se retrouvent de plus en plus au coeur de débats animés dans le monde entier. L’embellie durable de l’économie mondiale a créé des conditions idéales pour la migration, les pénuries de main-d’oeuvre et les promesses de partage de nouvelles richesses ayant incité bon nombre de personnes à tenter leur chance ailleurs. Plus ou moins visibles, ces flux représentent depuis le dernier coup de frein de l’économie mondiale plusieurs millions d’individus.
    • Click to Access:  L'ampleur des flux de personnes et de fonds
      Toute discussion sur les migrations internationales en Amérique latine doit commencer par répondre à deux questions essentielles : combien de Latinoaméricains ont émigré de leur pays ? Combien d’argent réexpédient-ils chez eux sous forme de transferts privés ? Chacune de ces questions en soulève d’autres : dans quels pays les migrants vont-ils ? Ces destinations ont-elles évolué avec le temps ? Quels sont les profils des ménages qui reçoivent ces transferts privés et comment dépensent-ils cet argent ? Bien entendu, les réponses entraînent des problèmes de définition et de quantification. Même le terme « migrant » est sujet à discussion. Ce chapitre reviendra sur chacun de ces points, posant les jalons quantitatifs de l’analyse de cette édition des Perspectives.
    • Click to Access:  Migrations, marchés du travail et protection sociale
      Les mouvements de population décrits dans le chapitre précédent sont-ils une bonne ou une mauvaise chose ? La réponse dépend sans doute du point de vue adopté. Au moins trois acteurs peuvent évaluer les coûts et avantages de ces flux migratoires : les migrants eux-mêmes (qui ont été l’objet du chapitre deux), les pays vers lesquels ils émigrent, et leurs pays d’origine. Les travaux des économistes portent quasi exclusivement sur le deuxième groupe – les pays d’accueil – et plus spécifiquement sur les pays de l’OCDE. Certains ont néanmoins examiné l’expérience migratoire vue par les migrants. Par ailleurs, alors que l’on a abondamment discuté des effets des transferts privés sur le développement (nous y reviendrons en détail dans les deux chapitres suivants) peu de commentaires ont été formulés sur les effets, économiques et autres, de ces départs qui impliquent plus de 20 millions de personnes.
    • Click to Access:  Flux des transferts privés et développement financier
      Un système financier optimisé contribue à la croissance et au développement d’un pays (Levine, 2004 ; Banque mondiale, 2007). Les systèmes financiers fournissent des informations sur les opportunités d’investissement et contribuent à l’allocation du capital productif dans l’économie. De plus, développement financier et mobilisation des capitaux sont étroitement liés puisque les instruments financiers facilitent la réallocation d’un investissement vers des activités plus rentables, ce qui a des implications positives pour la croissance (Acemoglu et Zilibotti, 1997). En bref, croissance économique et réduction de la pauvreté vont de pair avec le développement du secteur financier.
    • Click to Access:  Transferts privés et marchés financiers en Amérique latine
      Dans nombre de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, les faibles niveaux d’épargne intérieure ou le sous-développement des marchés financiers privés ont fait des prêteurs étrangers des sources de capitaux plus fiables que les sources intérieures. Ce chapitre analyse l’influence possible des transferts privés sur cette situation, non sans analogie avec leur rôle micro-économique discuté au chapitre précédent : ces transferts réduisent la vulnérabilité des familles bénéficiaires, atténuant le risque qu’elles ne basculent dans la pauvreté en cas de choc économique dans le pays d’origine. De même au niveau macro-économique, ces entrées – les moins irréguliers des flux de capitaux en provenance de l’étranger – peuvent rendre les économies globalement plus stables. Les acteurs du marché financier des pays bénéficiaires – ou du moins les pouvoirs publics et les principales banques – tirent-ils tout le parti possible de ces rentrées de fonds liées aux transferts privés ? Les agences de notation tiennent-elles correctement compte de l’avantage procuré par ces flux au moment de calculer les niveaux de risque souverain ? Pour répondre, nous devons d’abord regarder comment les transferts privés affectent le développement des marchés financiers dans les économies émergentes et en développement. Pour ce faire, nous appliquerons deux filtres : l’impact financier, et l’impact sur l’humeur du marché.
    • Click to Access:  Gérer les migrations latino-américaines ? Plaidoyer pour l'action publique
      Ces Perspectives économiques de l’Amérique latine paraissent à un moment où les migrations internationales et, en particulier, les migrations originaires d’Amérique latine et des Caraïbes, prennent un tour nouveau. Depuis quelques années, l’UE prend des dispositions en vue d’adopter une politique européenne de l’immigration. La directive « Retour » de 2008 pour l’immigration clandestine, évoquée au chapitre 1, est l’une des facettes de cette nouvelle structure d’action1. Dans le même temps, certains États membres de l’UE engagent unilatéralement des réformes agressives, et parfois contradictoires. Alors que l’Espagne adopte un programme d’aide au retour de ses immigrés légaux, évalué au chapitre 3, la France s’est fixé des objectifs quantifiés, avec un quota d’adùmission d’immigrants économiques et un quota d’expulsions d’immigrés sans papiers (près de 30 000 par an). Aux États-Unis, l’administration Obama a déclaré en avril 2009 faire de la réforme de l’immigration, en panne depuis 2007, l’une des priorités de sa première année de présidence – et ce, malgré des thèmes concurrents comme la réforme des soins de santé et de l’énergie et les indispensables mesures de lutte contre la crise économique. Dans ce cadre, l’administration a fait connaître son intention d’officialiser la situation des clandestins (voir le chapitre 2 pour les statistiques précises).
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    • Click to Access:  Argentine
      Depuis toujours, l’Argentine a été un pôle d’attraction pour les travailleurs étrangers. Elle détient le palmarès régional en nombre d’immigrants sur son territoire (environ 1.5 million). Les immigrants européens, originaires en majorité d’Italie et d’Espagne, sont au coeur de ces flux historiques, sous-tendus par les mesures d’accès et d’intégration définies dans la loi Avellaneda (loi 817 de 1876). L’essentiel des immigrants européens arrivent en Argentine entre 1890 et 1950. Leur part relative dans la population diminue régulièrement depuis.
    • Click to Access:  Brésil
      Historiquement, le Brésil est un pays d’accueil dont le parcours est influencé par des vagues successives d’immigration. Certaines initiatives anciennes, comme le décret 80 (1824) et les programmes gouvernementaux subventionnant les frais de transport des immigrants, encouragent le développement de communautés d’immigrés européens. L’abolition de l’esclavage en 1888 entraîne une pénurie de main-d’oeuvre dans le pays, particulièrement sensible dans les plantations de café. L’État réagit en promulguant le décret 528 (1890) qui régule l’arrivée des immigrants au Brésil, en favorisant les flux originaires d’Europe. Les principaux pays d’origine à la fin du 19e siècle sont le Portugal, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne.
    • Click to Access:  Chili
      L’immigration n’est pas un phénomène très marquant au Chili : sur la période de 138 ans comprise entre 1865 et 2002, 2 % seulement de la population en moyenne sont nés à l’étranger (Martínez, 2003). L’immigration a été le fait de groupes originaires d’Europe frappés par la crise à la fin du 19e siècle ou par les difficultés consécutives aux deux guerres mondiales. L’émigration européenne a été directement encouragée par l’État, afin de peupler les zones méridionales inhabitées et de développer l’économie locale (loi sur l’immigration choisie de 1845).
    • Click to Access:  Colombie
      Tout au long de son histoire, les flux migratoires au départ de et vers la Colombie sont faibles par rapport çà ceux enregistrés dans les autres pays d’Amérique latine. Facteurs économiques et conflits intérieurs ont toutefois suscité depuis quelques décennies une forte émigration. Selon le dernier recensement, près de 4.7 % des Colombiens vivent à l’étranger (plus de 1.3 million de personnes), pour la plupart au Venezuela et aux États-Unis. Les statistiques officielles font état d’un chiffre supérieur, puisqu’elles estiment que 3 millions de Colombiens résident dans un autre pays.
    • Click to Access:  Costa Rica
      L’immigration ne date pas d’hier au Costa Rica. Depuis la fin du 19e siècle et avec le développement des plantations de bananes, de nombreux étrangers, originaires essentiellement du Nicaragua et de Jamaïque, sont venus y chercher du travail. Entre 1892 et 1973, la part de la population née à l’étranger tourne autour de 2 à 6 % (Flacso, 2002).
    • Click to Access:  République Dominicaine
      Historiquement, la République Dominicaine a été un pays d’accueil pour les travailleurs étrangers. À partir de la seconde moitié du 19e siècle, des travailleurs (principalement originaires de Haïti et des pays anglophones des Caraïbes) sont recrutés pour travailler dans les plantations de canne à sucre. L’immigration de travailleurs haïtiens a été activement encouragée durant l’occupation américaine de la République Dominicaine (1916-24), en raison de l’expansion de l’industrie du sucre sous la présence américaine.
    • Click to Access:  Mexique
      Le Mexique incarne plusieurs facettes du processus migratoire, dans la mesure où il est à la fois un pays d’origine, un pays de transit et un pays d’accueil. Pourtant, ces flux sont désormais dominés par l’émigration des Mexicains vers les États-Unis. Le dernier recensement estime que pratiquement 13 % des Mexicains résident à l’étranger, dont environ 8.3 millions aux États-Unis. Une estimation plus récente (2007) calculée pour une enquête américaine sur les communautés évoque un chiffre supérieur à 11.7 millions.
    • Click to Access:  Pérou
      Historiquement, le Pérou est un pays d’accueil, à commencer par l’installation de communautés chinoises, italiennes et japonaises au 19e et au 20e siècles. L’abolition de l’esclavage, en 1854, entraîne des pénuries de main-d’oeuvre, surtout dans les plantations de canne à sucre et de coton ainsi que dans les mines. Les premières vagues d’immigration chinoise et italienne sont encouragées par le gouvernement péruvien, avec la « Loi chinoise » (1849) et à travers la Société européenne d’immigration (1872-1876). Pendant la première moitié du 20e siècle, la communauté asiatique est confortée par l’arrivée d’immigrants participant directement à des activités commerciales et de négoce.
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