Interactions entre politiques publiques, migrations et développement

Interactions entre politiques publiques, migrations et développement You or your institution have access to this content

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Author(s):
OECD
06 June 2017
Pages:
304
ISBN:
9789264274136 (PDF) ; 9789264274143 (EPUB) ;9789264274129(print)
http://dx.doi.org/10.1787/9789264274136-fr

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Interactions entre politiques publiques, migrations et développement est le fruit d'un projet mené conjointement par l'Union européenne et le Centre de développement de l'OCDE dans dix pays partenaires : l’Arménie, le Burkina Faso, le Cambodge, le Costa Rica, la Côte d'Ivoire, la Géorgie, Haïti, le Maroc, les Philippines et la République dominicaine. Ce projet avait pour objectif de fournir aux décideurs des données probantes sur  l’impact des migrations  sur des secteurs spécifiques – marché du travail, agriculture, éducation, investissement et services financiers, et protection sociale et santé – et, à l’inverse, de montrer quel est l’impact des politiques sectorielles sur les migrations. Le rapport aborde quatre dimensions du cycle migratoire : l'émigration, les transferts de fonds, le retour et l'immigration.


Les résultats des travaux empiriques confirment que les migrations contribuent au développement des pays d'origine et de destination. Cependant, le potentiel des migrations n'a pas encore été pleinement exploité par les dix pays partenaires. Les décideurs ne prennent par exemple pas suffisamment en compte les migrations dans leurs domaines d'action respectifs. Afin de renforcer  la contribution des migrations au développement, les pays d'origine et d'accueil ont donc besoin d'adopter un programme d'action plus cohérent pour intégrer les migrations dans les stratégies de développement, améliorer les mécanismes de coordination et renforcer la coopération internationale.

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  • Avant-propos

    Le nombre de migrants internationaux a doublé ces 25 dernières années, atteignant plus de 240 millions de personnes. Cette mobilité croissante signifie qu’à l’avenir, la circulation des personnes à travers le monde deviendra plus complexe encore et posera de nouveaux défis aux responsables des politiques. L’inclusion des migrations dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 confirme et renforce l’importance de la relation entre les migrations et le développement. En intégrant les migrations, y compris les déplacements forcés de populations, dans les Objectifs de développement durable (ODD), les chefs d’État et de gouvernement ont pris acte que les migrations doivent œuvrer au développement et que le développement doit œuvrer aux migrations, sans négliger qu’il puisse y avoir des impacts négatifs.

  • Résumé

    La communauté internationale reconnaît de plus en plus la contribution positive que les migrants peuvent apporter au développement, tant dans les pays d’origine que de destination. La question à laquelle il convient maintenant de répondre est la suivante : « Quelles politiques permettront de concrétiser ce potentiel et de minimiser tout impact négatif ? »

  • Évaluation et recommandations

    La contribution positive des migrations au développement est de plus en plus reconnue, et des politiques ciblées sont conçues pour maximiser leurs bénéfices aussi bien dans les pays d’origine que de destination. Mais l’on comprend moins clairement : (1) comment les migrations influent sur divers secteurs clés pour le développement tels que le marché de l’emploi, l’agriculture, l’éducation, l’investissement et les services financiers, et la protection sociale et la santé ; (2) comment les différentes politiques sectorielles peuvent renforcer ou affaiblir l’impact des migrations sur le développement. Le projet Interactions entre politiques publiques, migrations et développement (IPPMD), mené dans dix pays en développement entre 2013 et 2017, analyse ces liens en s’appuyant sur une analyse quantitative et qualitative. Ce chapitre, qui donne une vue d’ensemble des conclusions de l’étude, explique de quelles façons les migrations (émigration, transferts de fonds, migrations de retour et immigration) peuvent stimuler le développement, et quelles politiques sectorielles le permettent. Il conclut sur la nécessité d’adopter une approche pangouvernementale dans laquelle les migrations font partie intégrante des stratégies de développement des pays, tout en faisant l’objet d’une approche cohérente aux niveaux bilatéral et régional.

  • Les cadres conceptuel et méthodologique

    Le projet IPPMD avait pour objectif de fournir aux responsables de l’action publique des preuves empiriques de la contribution positive que les migrations apportent au développement et de la façon dont les politiques peuvent être utilisées pour renforcer ces effets. Pour ce faire, des cadres conceptuel et méthodologique sans équivalents ont été conçus afin d’aller au-delà de l’impact des politiques migratoires et d’analyser les liens à double sens existant entre plusieurs secteurs clés et quatre dimensions migratoires (émigration, transferts de fonds, migrations de retour et immigration). Ce chapitre donne une vue d’ensemble de ces cadres conceptuel et méthodologique et présente l’approche analytique.

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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Pourquoi est-il important d’intégrer les migrations dans les politiques sectorielles ?

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    • Intégrer les migrations et le développement dans les politiques du marché de l'emploi

      Le bon fonctionnement des marchés de l’emploi est fondamental pour le développement économique et social des pays. Ce chapitre analyse empiriquement les interactions entre les migrations et les politiques du marché de l’emploi. Il examine la façon dont l’émigration affecte différents secteurs et groupes de compétences, dans quelle mesure l’émigration et les transferts de fonds influent sur l’offre de main d’œuvre des ménages, ainsi que la façon dont les transferts de fonds et les migrations de retour sont liés au travail indépendant. Il s’interroge également sur l’influence de l’immigration sur le marché de l’emploi dans les pays d’accueil. Le chapitre examine ensuite la façon dont les politiques du marché de l’emploi affectent la décision de migrer et la (ré)intégration des immigrés et des migrants de retour en améliorant l’efficacité du marché de l’emploi à travers les agences gouvernementales pour l’emploi et en renforçant l’offre de travail à travers les programmes de formation professionnelle.

    • Optimiser les migrations pour le développement dans le secteur agricole

      De nombreux pays en développement s’appuient dans une large mesure sur l’agriculture, qui est à la base des moyens de subsistance de beaucoup de ménages. Ce chapitre examine l’impact des migrations internationales sur le secteur agricole dans les dix pays partenaires du projet IPPMD. Il examine plus particulièrement dans quelle mesure l’émigration influe sur le travail au sein des ménages, en raison du départ d’un membre actif, dans quelle mesure les capitaux provenant des transferts de fonds et des migrations de retour sont acheminés vers le secteur agricole ou hors de ce secteur, et de quelles façons les ménages avec un immigré contribuent au secteur. Il analyse également si les politiques agricoles - telles que les subventions, les formations et les programmes d’assurance – exercent un effet sur les résultats en matière de migrations, comme l’émigration, les décisions concernant les transferts de fonds et les migrations de retour et les perspectives d’intégration des immigrés.

    • Renforcer le développement induit par les migrations en facilitant l'investissement dans l'éducation

      L’accès à une éducation de qualité est essentiel pour favoriser le développement d’un pays et renforcer le bien-être des ménages et des individus. Ce chapitre procède à une analyse empirique des interactions entre les migrations et l’éducation dans les dix pays partenaires du projet IPPMD. Il examine le rôle que joue l’éducation dans la décision d’émigrer, ainsi que la façon dont les migrations influent sur la fréquentation scolaire et les dépenses d’éducation. Il analyse également le lien entre les politiques d’éducation en vigueur et leurs effets sur les migrations. Il souligne enfin l’importance d’adopter certaines politiques d’accompagnement pour concrétiser le potentiel qu’ont les migrations de renforcer les synergies positives entre l’éducation et le développement.

    • Renforcer les liens entre les migrations, l'investissement, les services financiers et le développement

      Les responsables des politiques sont depuis longtemps soucieux d’exploiter le potentiel de développement des migrations. Ce chapitre se demande si, grâce à l’essor de l’investissement et de l’entrepreneuriat, les migrations peuvent tout à la fois contribuer à améliorer le bien-être des ménages migrants et à renforcer le développement à long terme, et à quelles conditions. Il analyse dans un premier temps dans quelle mesure les migrations et les transferts de fonds peuvent stimuler l’investissement dans les entreprises et les biens immobiliers, sans négliger les différences qui peuvent exister entre zones rurales et zones urbaines s’agissant des investissements découlant des migrations. Il analyse ensuite le rôle des migrations de retour dans les investissements effectués dans le pays d’origine des migrants. Enfin, le chapitre analyse le rôle des politiques publiques dans les décisions d’investissement liées aux migrations de retour et aux transferts de fonds, en mettant l’accent sur les politiques sectorielles visant à améliorer dans son ensemble le secteur des services financiers et de l’investissement, telles que les programmes de formation financière ou l’offre accrue de services financiers inclusifs.

    • Accroître la couverture des services de protection sociale et de santé pour obtenir de meilleurs résultats en matière de migrations et de développement

      La protection sociale et la couverture de santé jouent un rôle de plus en plus important dans la politique de développement, notamment dans les Objectifs de développement durable (ODD). Ce chapitre étudie l’impact des migrations sur ces services, qu’elles accroissent la demande pour ces services ou en favorisent l’offre. Tout d’abord, il examine la façon dont les nouveaux entrants dans un pays, immigrés ou migrants de retour, utilisent le système et y contribuent. Il analyse ensuite dans quelle mesure les transferts de fonds sont consacrés aux dépenses sociales et aux dépenses de santé, en soulignant les différences existant entre milieux urbains et ruraux. Enfin, ce chapitre examine quelle influence les politiques de protection sociale et de santé peuvent avoir sur les décisions d’émigrer et d’effectuer des transferts de fonds, selon leur couverture au niveau des individus et des ménages.

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    • Aider les pays d'origine à mieux tirer parti de l'émigration

      En dépit des coûts induits pour les ménages et le pays d’origine en termes de capital financier, humain et social, l’émigration peut être bénéfique à plusieurs égards : pour les marchés de l’emploi en proie au sous-emploi ; pour les niveaux de compétences dans le pays d’origine ; et pour les femmes qui restent dans le pays et assument ainsi de plus grandes responsabilités. Le présent chapitre propose un aperçu de l’émigration dans les pays du projet IPPMD, en examinant son incidence sur le développement économique et social du pays d’origine. Il montre également dans quelle mesure les politiques publiques et l’absence ou l’insuffisance de certaines politiques peuvent jouer un rôle dans la décision d’émigrer. Plutôt que de se cantonner à une vision fragmentaire de la question, qui risquerait de produire des résultats inattendus, le rapport adopte une approche globale des migrations dans le cadre des politiques de développement ; il propose en outre différentes pistes en vue de concevoir des politiques aptes à tirer le meilleur parti de l’émigration.

    • Créer un environnement favorable pour renforcer l'impact sur le développement des transferts de fonds

      Les transferts de fonds peuvent contribuer à financer le développement et à améliorer la vie de millions de ménages dans les économies en développement. Ce chapitre examine le lien entre les transferts de fonds et les investissements à long terme en capital humain et d’autres types d’investissements productifs, et il analyse les principaux facteurs qui influencent le développement fondé sur les transferts de fonds. Il étudie également le rôle des politiques sectorielles visant à accroître l’impact des transferts de fonds sur le développement. Le chapitre aborde différentes politiques sectorielles au-delà des politiques de migration et de développement qui peuvent avoir des effets indirects sur les modes de transfert et l’utilisation des fonds. Sur la base de ces conclusions, le chapitre cherche à savoir comment les politiques, directement et indirectement, peuvent stimuler le développement en optimisant les transferts de fonds et leur utilisation.

    • Capitaliser sur la migration de retour en la rendant plus attractive et durable

      Le capital humain, les moyens financiers et les normes sociales acquis par les migrants de retour constituent une source importante de développement pour de nombreux pays. Ce chapitre fait la synthèse des principales tendances de la migration de retour identifiées dans les pays partenaires du projet IPPMD. Il examine le potentiel des migrants de retour en matière de développement, qui dépend fortement de l’environnement économique, social et institutionnel de leur pays d’origine. De plus en plus de pays instaurent des politiques axées sur la migration de retour afin de faire revenir les émigrés et de favoriser leur réintégration. Au-delà des politiques ciblées, ce chapitre étudie également comment les politiques sectorielles jouent un rôle non seulement en faisant revenir les citoyens chez eux, mais aussi en contribuant à leur réintégration durable dans la société et en reconnaissant les possibilités qu’ils offrent pour contribuer au développement du pays.

    • Stimuler la contribution des immigrés au développement et promouvoir leur intégration

      Les immigrés contribuent à bien des égards au développement économique et social des pays d’accueil. Offrant des perspectives plus favorables que d’autres pays de la même région en termes de croissance et d’emploi, plusieurs pays partenaires du projet IPPMD – Burkina Faso, Costa Rica, Côte d’Ivoire et République Dominicaine – sont aujourd’hui des destinations de plus en plus prisées en matière d’immigration. Le présent chapitre s’intéresse aux tendances de l’immigration dans ces pays, en s’appuyant sur les données IPPMD. Il présente les données factuelles tirées de l’enquête sur la contribution potentielle des immigrés dans les pays qui les accueillent, ainsi que divers obstacles les empêchant de réaliser pleinement leur potentiel en matière de développement. Les politiques publiques peuvent contribuer à une meilleure intégration des immigrés dans les pays d’accueil.

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