Études de l'OCDE sur l'innovation environnementale

ISSN :
2074-3505 (en ligne)
ISSN :
2074-3513 (imprimé)
DOI :
10.1787/20743505
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Cette série examine comment l’innovation technologique peut contribuer à l’amélioration de l’environnement de manière plus efficiente et avec un meilleur rendement coût-efficacité.

Egalement disponible en: Anglais
 
Politique énergétique et climatique

Politique énergétique et climatique

Infléchir la trajectoire technologique You do not have access to this content

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Auteur(s):
OCDE
Date de publication :
31 mai 2013
Pages :
139
ISBN :
9789264200388 (PDF) ; 9789264200371 (imprimé)
DOI :
10.1787/9789264200388-fr

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Parce que l’innovation technologique peut permettre d’atteindre des objectifs environnementaux à moindre coût, il importe de comprendre en quoi l’élaboration des politiques de l’environnement et l’innovation technologique sont liées.

Cela est particulièrement vrai dans le domaine du changement climatique, où les coûts estimés de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’avenir dépendent en grande partie de la trajectoire technologique empruntée par l’économie. Les politiques publiques ont sans doute le pouvoir d’accélérer le développement et la diffusion des technologies d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ce phénomène, mais nous disposons d’encore trop peu de données concrètes et empiriques sur le sujet.

Ce rapport présente une série d’articles qui étudient dans quelle mesure l’innovation technologique peut réduire les coûts induits par la réalisation des objectifs en matière d'atténuation des changements climatiques.

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  • Cliquez pour accéder:  Avant-propos

    L’innovation dans les technologies d’atténuation du changement climatique revêt une importance capitale parce qu’elle offre la possibilité de diminuer les coûts liés à la réalisation des objectifs dans ce domaine. La concrétisation de ce potentiel sera en grande partie fonction de l’action publique. Les coûts économiques de l’atténuation devraient être très élevés, mais ils seront essentiellement déterminés par le rythme de l’innovation. Par ailleurs, comme le changement climatique est un phénomène de long terme, les trajectoires susceptibles de dériver des différentes stratégies d’innovation sont très diverses. L’action publique a un rôle à jouer tant en ce qui concerne le rythme de l’innovation que son orientation.

  • Cliquez pour accéder:  Liste des acronymes et abréviations
  • Cliquez pour accéder:  Résumé

    L’innovation technologique peut atténuer le coût associé à la réalisation des objectifs environnementaux ; il importe donc de comprendre comment elle s’articule avec la politique environnementale. Cela vaut particulièrement dans le domaine du changement climatique, où le rythme de l’innovation influence considérablement les coûts économiques de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nous pressentons que l’action publique peut notablement accélérer le développement et la diffusion des technologies d’atténuation du changement climatique, mais les données empiriques à cet égard restent rares.

  • Cliquez pour accéder:  Évolution récente de l'innovation dans les technologies d'atténuation du changement climatique

    Les auteurs souhaitent remercier Victor Veefkind et ses collègues de l’Office européen des brevets des informations fournies pour la mise au point de la stratégie de recherche sur laquelle sont fondées les données de brevets utilisées dans le présent rapport. Ils tiennent également à remercier Fleur Watson de sa contribution à la préparation des données. Nous présentons ici des données sur l’évolution de l’innovation dans les technologies d’atténuation du changement climatique. Elles ont été produites au moyen de nouvelles stratégies de recherche établies pour extraire les données d’une base de données mondiale des documents de brevets (PATSTAT). À la différence de rapports antérieurs, le présent chapitre s’appuie sur le système de classification européen (ECLA), plus détaillé, et tout particulièrement sur l’expertise des examinateurs de brevets de l’Office européen des brevets (OEB) dans l’élaboration de stratégies de recherche. Les données présentées concernent l’invention, les transferts de technologie et la coopération en recherche dans un large éventail de pays au cours des trois dernières décennies. Nous examinons également certaines des données empiriques pertinentes sur les facteurs déterminants de l’innovation dans ces domaines.

  • Cliquez pour accéder:  Les déterminants de l'innovation dans les technologies de production de l'électricité : une analyse des données de brevets

    Nous rendons compte ici d’une analyse des déterminants de l’innovation dans le secteur de la production d’électricité. Nous étudions l’évolution des différents types de technologies – renouvelables, nucléaire, et à combustibles fossiles – d’après les données de brevets de 11 pays de l’OCDE sur la période 1978-2008. Nous prêtons une attention particulière à l’influence des prix des combustibles fossiles sur l’innovation dans le domaine de la production d’électricité. Les résultats montrent que cet effet varie selon les catégories de technologies. Il est négatif sur celles qui utilisent les combustibles fossiles, mais positif sur les énergies renouvelables, ce qui laisse entendre qu’il pourrait y avoir un effet de substitution. Le niveau auquel l’effet de substitution l’emporte sur l’effet d’efficience est légèrement en deçà du cours maximal du pétrole du dernier choc des prix pétroliers.

  • Cliquez pour accéder:  Changement technologique, rendement énergétique et intensité en carbone dans la production d'électricité : une étude empirique transversale

    Nous présentons dans ce chapitre les résultats d’une analyse empirique des facteurs déterminants de l’efficacité énergétique de la production d’électricité à partir de combustibles fossiles dans 28 pays de l’OCDE sur la période 1981-2006. Nous nous intéressons tout particulièrement à l’influence de l’évolution technologique. Il ressort des résultats que la palette d’intrants, le facteur de charge et de nouveaux investissements en capacité de production contribuent sensiblement à l’augmentation du rendement énergétique. L’accroissement du stock de connaissances est également associé à un plus haut rendement énergétique, son effet variant significativement selon les hypothèses quant à l’ampleur de la diffusion internationale des connaissances. Étant donné le lien entre l’amélioration du rendement énergétique et la diminution des émissions de CO2, nous aboutissons à la conclusion que le changement technologique a un effet négatif sur l’intensité en carbone, tandis que l’évolution de la combinaison d’intrants, en améliorant le rendement énergétique et en diminuant le coefficient d’émission pondéré par les intrants, influe sur l’intensité en CO2.

  • Cliquez pour accéder:  Renforcer la pénétration des énergies renouvelables intermittentes : l'innovation en matière de stockage de l'énergie et de gestion du réseau

    Les auteurs souhaitent remercier Victor Veefkind et ses collègues de l’Office européen des brevets des informations fournies pour la mise au point de la stratégie de recherche sur laquelle sont fondées les données de brevets utilisées dans le présent rapport. Ils tiennent également à remercier Fleur Watson de sa contribution à la préparation des données. Ce chapitre sera également dans le « Handbook on Energy and Climate Change » éditée par Roger Fouquet, 2013, Edward Elgar Publishing.Les sources d’énergies renouvelables intermittentes (éolienne, solaire, marine) posent des difficultés substantielles en matière de gestion du réseau d’électricité. Nous présentons ici des résultats empiriques concernant les facteurs favorables à l’innovation et à l’investissement dans les technologies de stockage de l’énergie et de gestion du réseau de manière à permettre aux réseaux de s’adapter plus facilement. Nous avançons que l’instauration de politiques d’incitation à l’innovation dans ces domaines pourrait parer à certains des problèmes associés à l’orientation de la R-D vers des technologies de production spécifiques. À partir d’une abondante base de données mondiale de demandes de brevets, et d’un ensemble de données de 28 pays couvrant trois décennies, nous présentons une analyse préliminaire des effets des différents facteurs économiques et structurels sur l’innovation en matière de stockage de l’énergie et de gestion du réseau.

  • Cliquez pour accéder:  Collaboration en recherche dans le domaine des technologies climatiques

    Ce chapitre examine l’effet des programmes multilatéraux en matière de technologie énergétique, dits « accords de mise en œuvre », sur la collaboration internationale en recherche dans sept domaines majeurs des technologies d’atténuation du changement climatique. L’analyse fait appel aux données de brevets de 33 pays de l’OCDE sur la période 1970-2009. Nous constatons que la participation aux accords de mise en oeuvre influe significativement sur la co-invention. Elle augmenterait la co-invention de 150 % à 200 % dans le cas d’accords portant sur le captage et le stockage du carbone et l’énergie solaire photovoltaïque, et d’environ 100 % pour les biocombustibles, les piles à combustible et l’énergie éolienne. Comme la mise au point de mécanismes internationaux efficaces pour atténuer le changement climatique revêt un caractère d’urgence, ces résultats sont encourageants. Cette question devrait faire l’objet d’études plus approfondies.

  • Cliquez pour accéder:  Politique énergétique et climatique : conclusions et autres pistes de recherche

    Nous proposons dans ce chapitre d’autres pistes de recherche. Il importe notamment de poursuivre la réflexion sur l’impact de politiques différentes sur l’innovation, ce qui suppose une modélisation détaillée des liens entre les cadres d’action, les stocks de connaissances, l’investissement, et les résultats particuliers en matière d’environnement (émissions, par exemple). La plus grosse difficulté consistera peut-être à élaborer des indicateurs mesurables des cadres d’action publique couvrant diverses sources d’émissions. Un autre problème majeur pour les chercheurs en politiques publiques consiste à fournir des données empiriques solides permettant aux pays d’apporter un soutien ciblé à l’innovation « verte » sans courir le risque d’enfermer les économies dans des stratégies d’atténuation relativement coûteuses. La neutralité technologique n’est pas toujours possible, mais les études empiriques n’offrent guère de conseils sur la façon de cibler efficacement les aides. Par ailleurs, quasiment toutes les études existantes portent sur les effets de l’action publique sur les technologies assez proches de la commercialisation et de nature clairement « environnementale ». Rares sont les travaux qui ont examiné son influence sur l’invention et l’adoption de technologies innovantes et de technologies plus génériques aux conséquences favorables (et peut-être encore plus déterminantes) sur l’environnement. Il conviendra enfin d’évaluer l’utilité de la collaboration internationale en recherche et celle des accords technologiques.

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