Santé mentale et emploi

ISSN :
2226-0390 (en ligne)
ISSN :
2226-0382 (imprimé)
DOI :
10.1787/22260390
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Dans les pays de l’OCDE, la gestion des problèmes de santé mentale dans la population d’âge actif devient un enjeu essentiel pour les politiques sociales et du marché du travail. Les gouvernements de ces pays sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer pour maintenir au travail les personnes souffrant de troubles mentaux ou pour faciliter la réintégration de celles qui sont sorties du marché de l’emploi, ainsi que pour prévenir l’apparition de ce type de troubles. Cette série de rapports analyse l’approche adoptée par différents pays de l’OCDE face à ces défis plus larges, décrits dans la publication Mal-être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale et l’emploi (OCDE, 2012), auxquels sont confrontés les pouvoirs publics en matière d’éducation, de santé, de politique sociale et d’emploi.

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Santé mentale et emploi : Belgique

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Auteur(s):
OCDE
Date de publication :
29 jan 2013
Pages :
136
ISBN :
9789264187597 (PDF) ; 9789264187580 (imprimé)
DOI :
10.1787/9789264187597-fr

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Dans les pays de l’OCDE, la gestion des problèmes de santé mentale dans la population d’âge actif devient un enjeu essentiel pour les politiques sociales et du marché du travail. Les gouvernements de ces pays sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer pour maintenir au travail les personnes souffrant de troubles mentaux ou pour faciliter la réintégration de celles qui sont sorties du marché de l’emploi, ainsi que pour prévenir l’apparition de ce type de troubles. Ce rapport relatif à la Belgique est le premier d’une série de travaux analysant l’approche adoptée par différents pays de l’OCDE face aux défis plus larges, décrits dans la publication Mal-être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale et l’emploi (OCDE, 2012), auxquels sont confrontés les pouvoirs publics en matière d’éducation, de santé, de politique sociale et d’emploi. Sa conclusion est que la Belgique dispose déjà d’un système comportant de nombreux atouts structurels, qui ne sont cependant pas encore exploités de manière optimale.

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  • Sélectionner Cliquez pour accéder
  • Cliquez pour accéder:  Avant-propos

    Dans de nombreux pays de l’OCDE, s’attaquer aux problèmes de santé mentale au sein de la population d’âge actif devient un enjeu essentiel pour les politiques sociales et du marché du travail. C’est une question qui a trop longtemps été négligée, malgré l’importance croissante du coût qui en résulte pour les personnes concernées et pour la société dans son ensemble. Les pays de l’OCDE sont de plus en plus nombreux à reconnaître que les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer pour améliorer les possibilités d’emploi des personnes en mauvaise santé mentale, notamment lorsque ces dernières sont très jeunes, pour venir en aide à celles qui ont un emploi mais éprouvent des difficultés dans leur travail, et pour éviter l’apparition de maladies et d’incapacités de longue durée dues à un trouble mental.

  • Cliquez pour accéder:  Acronymes et abréviations
  • Cliquez pour accéder:  Résumé

    Les pays de la zone OCDE sont de plus en plus nombreux à reconnaître que la mauvaise santé mentale constitue un problème pour les politiques sociales et du marché du travail : elle génère en effet des coûts importants pour les personnes concernées, les employeurs et l’économie tout entière en se répercutant négativement sur l’emploi, en aggravant le chômage et en induisant des pertes de productivité. Face au défi que représente la mauvaise santé mentale au travail, le dispositif institutionnel de la Belgique possède des atouts importants, et ce pour trois raisons principales. En premier lieu, la législation du travail, très progressiste, met fortement l’accent sur la prévention des troubles mentaux ; deuxièmement, les personnes souffrant de ce type de troubles perçoivent généralement des indemnités de chômage plutôt qu’une pension d’invalidité lorsqu’elles perdent leur emploi, ce qui maintient un lien étroit avec le marché du travail et facilite leur réintégration ; enfin, le régime intégré de prestations de maladie et d’invalidité est idéal pour assurer le suivi des maladies, la rapidité des interventions et l’efficacité des mécanismes de retour au travail. Il n’en reste pas moins que le système actuel pèche au niveau de la mise en oeuvre, et qu’il reste à la fois passif et réactif ; par ailleurs, il n’est pas exploité de manière à éviter que les personnes atteintes de troubles mentaux se coupent du marché de l’emploi. Très prometteuse, la récente tentative de rapprochement effectuée par les services publics de l’emploi (surtout en Flandre) vis-à-vis du secteur de la santé mentale et d’autres systèmes de prestations, afin de mieux (ré-)intégrer les personnes qui présentent des troubles mentaux, devrait permettre d’améliorer la situation de ces personnes en matière d’emploi et de bien-être social. Il faudra que les employeurs, la médecine du travail et les sociétés d’assurance maladie (les mutualités) adoptent une approche plus proactive, et que se mettent en place des mécanismes de cofinancement systématique entre les différents secteurs, afin de concevoir des modèles de coopération et d’intégration des services. La réforme en cours dans le secteur de la santé mentale fournit l’occasion idéale d’intégrer les services de la santé et de l’emploi.

  • Cliquez pour accéder:  Évaluation et recommandations

    Les personnes souffrant de troubles mentaux s’intègrent mal sur le marché du travail. En Belgique, par rapport aux personnes qui ont une bonne santé mentale, elles enregistrent un taux d’emploi inférieur de 15 points de pourcentage et un taux de chômage supérieur de 10 points. Bon nombre de celles qui exercent une activité rencontrent des difficultés professionnelles (quatre travailleurs sur cinq souffrant de troubles mentaux déclarent être moins performants au travail) et les demandes de pension d’invalidité pour cause de mauvaise santé mentale sont fréquentes et leur nombre va croissant. Les troubles mentaux sont la cause principale de demande de prestations pour environ un tiers des 260 000 bénéficiaires de l’assurance invalidité et pour une proportion importante des 160 000 bénéficiaires de l’allocation d’invalidité. Il en résulte un coût important pour la société, les employeurs, les personnes concernées et leurs familles, dont le montant est estimé à 3.4 % du PIB de la Belgique.

  • Cliquez pour accéder:  Les défis posés par la santé mentale et l'emploi en Belgique

    En s’inspirant des conclusions du rapport publié récemment par l’OCDE sous le titre Mal-être au travail ?, le présent chapitre met en évidence les principaux défis à relever dans le domaine de la santé mentale et de l’emploi, et donne un aperçu des résultats qu’obtiennent actuellement les personnes souffrant de troubles mentaux sur le marché du travail belge, par rapport à d’autres pays de l’OCDE, en termes d’emploi, de chômage et de situation financière. Le chapitre décrit aussi le rôle des différents niveaux d’administration et celui du régime de prestations sociales de la Belgique. Il s’achève sur l’examen des avantages et des problèmes liés au rôle prépondérant du système d’allocations de chômage pour les personnes atteintes de troubles mentaux.

  • Cliquez pour accéder:  Le système éducatif belge

    Ce chapitre évalue la capacité du système éducatif de la Belgique à accompagner les enfants et les jeunes présentant un trouble mental pendant leur scolarité et au moment d’entrer dans la vie active. Il examine les stratégies possibles pour éviter l’apparition de problèmes de santé mentale à l’école, ainsi que l’efficacité du système éducatif pour s’occuper des élèves concernés par ce type de troubles. Il aborde également les politiques axées sur les jeunes qui sortent prématurément du système scolaire et qui sont plus exposés à l’apparition de problèmes mentaux et, pour finir, étudie l’efficacité des programmes d’emploi censés encourager la demande de main-d’oeuvre favorable aux jeunes vulnérables.

  • Cliquez pour accéder:  Employeurs et environnement de travail en Belgique

    Ce chapitre s’intéresse au rôle des employeurs, qui sont les mieux placés pour aider les personnes en activité à faire face aux problèmes de santé mentale et à conserver leur emploi. Il décrit en premier lieu le lien entre conditions de travail et mauvaise santé mentale, baisse de la productivité et absences pour maladie, puis examine les stratégies de prévention envisageables face aux défis que pose l’environnement psychosocial au travail. Il se penche enfin sur les responsabilités de l’employeur et sur le rôle de la médecine du travail dans l’ensemble de ce processus.

  • Cliquez pour accéder:  Le régime de prestations de maladie et d'invalidité en Belgique

    Ce chapitre examine le rôle et le fonctionnement du régime belge d’assurance maladie-invalidité. Il s’intéresse plus particulièrement aux responsabilités des principales parties prenantes – employeurs, services de santé au travail, médecins traitants et mutualités – et aux incitations susceptibles de les amener à se préoccuper sans attendre des absences pour maladie et à réintégrer dès que possible les travailleurs concernés. Le chapitre aborde également les mesures de réintégration dont disposent les mutualités.

  • Cliquez pour accéder:  Le régime d'allocations d'invalidité en Belgique

    Ce chapitre porte sur le rôle et le fonctionnement du régime belge d’allocations d’invalidité, lequel s’adresse aux personnes qui n’ont jamais travaillé ou qui n’ont pas travaillé suffisamment longtemps pour satisfaire aux critères de contribution d’une assurance invalidité. Il cherche à déterminer pourquoi très peu de bénéficiaires sortent du système pour reprendre un emploi, et examine les raisons pour lesquelles les allocations liées au handicap constituent un piège pour les jeunes adultes.

  • Cliquez pour accéder:  Les services publics de l'emploi en Belgique

    Ce chapitre aborde le rôle des services publics de l’emploi (SPE) face aux problèmes de santé mentale de certains de leurs usagers. Dans un premier temps, il indique que les SPE n’ont pris conscience que récemment du problème, et il décrit les programmes actifs du marché de l’emploi qui se mettent place progressivement afin d’aider les demandeurs d’emploi atteints de troubles mentaux. Il expose ensuite les mécanismes élaborés par les SPE flamands afin de définir et de prendre en compte les besoins des personnes souffrant de ce type de troubles, ainsi que les programmes axés sur les chômeurs de longue durée qui cumulent plusieurs difficultés, dont une mauvaise santé mentale. Enfin, le chapitre traite brièvement de l’initiative récente des SPE flamands en faveur des bénéficiaires de l’aide sociale et d’allocations d’invalidité.

  • Cliquez pour accéder:  Le secteur de la santé mentale en Belgique

    Ce chapitre étudie la capacité des services de santé mentale de la Belgique à offrir des traitements appropriés aux personnes atteintes de troubles mentaux, puis examine les difficultés auxquelles sont confrontés les systèmes de soins primaires et les ressources dont ils disposent, ainsi que l’accessibilité des services spécialisés. Il aborde ensuite la grande réforme en cours dans le domaine de la santé mentale et le rôle que pourrait jouer le secteur de l’emploi en faveur d’une meilleure coordination et d’une intégration accrue des services de santé mentale et du système d’emploi.

  • Cliquez pour accéder:  Annexe A. Tendances des dépenses consacrées à l'invalidité et à la maladie en Belgique
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