Des politiques meilleures pour le développement

Des politiques meilleures pour le développement

Recommendations pour la cohérence des politiques You do not have access to this content

French
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Author(s):
OECD
Publication Date :
04 Nov 2011
Pages :
76
ISBN :
9789264121140 (PDF) ; 9789264121133 (print)
DOI :
10.1787/9789264121140-fr

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Ce rapport examine comment l’ensemble de nos politiques peuvent être mises au service de nos objectifs communs en matière de développement. Il est centré sur les domaines qui requièrent une action collective de la communauté internationale tout entière et apporte un complément aux travaux récurrents sur l’efficacité de l’aide et le suivi des apports d’aide.

Nous posons deux hypothèses de départ. Premièrement, les politiques visant les différents domaines – depuis le commerce et l’investissement jusqu’à la fiscalité et la transparence fiscale, en passant par le gouvernement des entreprises, le changement climatique, la sécurité des ressources et la politique sociale – ont de profondes répercussions sur les chances de concrétisation des objectifs de développement durable. Deuxièmement, si ces politiques nécessitent une action de la part des gouvernements nationaux et des organisations régionales dans les pays développés aussi bien qu’en développement, elles requièrent également, compte tenu de l’interdépendance qui caractérise le monde actuel, une action collective de la communauté internationale tout entière.

Le rapport aborde 18 thèmes, s’articulant autour de quatre grands axes : croissance économique durable, gouvernance économique, environnement et sécurité des ressources naturelles, et société. Considérés dans leur ensemble, ces différents volets reflètent la mission de l’OCDE, qui consiste à promouvoir « des politiques meilleures pour une vie meilleure ». Chaque thème est organisé autour des trois sections suivantes :

  • En quoi la coopération internationale est-elle importante pour le développement ?
  • Où en sommes-nous et quelles sont les prochaines étapes ?
  • Comment l’OCDE, de concert avec d’autres organisations/institutions internationales, peut-elle contribuer à la réalisation de ces objectifs ?

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  • Click to Access:  Avant-Propos
    OEuvrer à l’amélioration des perspectives de développement relève incontestablement de la mission première de l’OCDE, qui est expressément chargée depuis sa fondation de contribuer à la croissance économique et au développement à l’échelle mondiale. Le présent rapport examine comment l’ensemble de nos politiques peuvent être mises au service de nos objectifs communs en matière de développement, autrement dit comment assurer la « cohérence des politiques au service du développement ».
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Croissance économique

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    • Click to Access:  Politique macro-économique
      La crise économique a été une nouvelle preuve de la réalité de la mondialisation et des interconnexions qui existent entre pays développés et pays en développement. Une intégration économique plus poussée par le biais du commerce et des investissements internationaux profite tant aux pays en développement qu’aux pays développés. En conséquence, es turbulences auxquelles sont confrontés les nations développées ont des répercussions importantes dans les pays en développement, et inversement. La faillite de certaines institutions financières et à l’effondrement de l’indice de confiance dans les marchés financiers dans les pays de l’OCDE ont ainsi contribué à réduire les taux de croissance dans les pays en développement.
    • Click to Access:  Échanges
      Le commerce joue un rôle fondamental pour générer la croissance économique durable nécessaire à l’augmentation des revenus et au recul de la pauvreté . Les faits attestent la forte corrélation qui existe depuis trente ans entre la performance commerciale, la croissance économique et la diminution de la pauvreté, et ce dans toutes les régions. Les économies ouvertes sont à la fois plus riches et plus productives que les économies fermées : un accroissement de 1 % de la part du commerce dans le PIB se traduit par une augmentation des revenus comprise entre 0.9 % et 3 %.
    • Click to Access:  Investissement
      L’investissement privé, national ou étranger, est indispensable si l’on veut favoriser la croissance économique et l’emploi, eux-mêmes essentiels au recul de la pauvreté. L’investissement direct étranger (IDE) constitue une source de financement majeure, ainsi qu’une voie importante de transfert de compétences et de technologie. Il peut en revanche produire certains effets indésirables, par exemple lorsque certains investisseurs étrangers ne respectent pas les normes internationales de conduite responsable des affaires. Les sources d’IDE se diversifient de plus en plus. Au sein du G20, les économies émergentes représentaient en 2000 seulement 1 % du total des investissements internationaux effectués ; ce chiffre a atteint 20 % en 2010.
    • Click to Access:  Réglementation financière
      Le système financier joue un rôle essentiel dans l’économie et dans son développement parce qu’il permet de répartir les crédits et les capitaux, de mutualiser et de gérer les risques et de faciliter les transactions financières, et aussi parce qu’il sert de courroie de transmission à la politique monétaire. Aussi le développement de marchés obligataires et de marchés de capitaux en monnaie locale est-il essentiel pour mobiliser efficacement l’épargne nationale et, partant, libérer le potentiel de croissance des pays en développement. Un système financier bien conçu reposant sur des infrastructures financières solides attire les investisseurs et autorise diverses formes d’intermédiation financière, jetant ainsi les fondations d’un développement du secteur privé.
    • Click to Access:  Science, technologie & innovation
      Dans les pays développés comme dans les pays en développement, et plus particulièrement au sortir de la crise économique, la science, la technologie et l’innovation (STI) sont essentielles pour renouer avec une croissance économique durable sur le long terme. Elles ont par ailleurs un rôle majeur à jouer face aux défis mondiaux qui sont abordés dans les sections ci-après, au nombre desquels figurent l’adaptation au changement climatique, la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, et la santé.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Gouvernance économique

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    • Click to Access:  Gouvernance économique - Vue d'ensemble
      Le développement exige non seulement une économie mondiale plus forte, mais aussi une meilleure gouvernance économique à l’échelle mondiale et un climat sain des affaires. Seront traités dans cette section trois aspects liés entre eux que sont la fiscalité, la lutte contre la corruption et les mouvements illicites de capitaux.
    • Click to Access:  Fiscalité
      La fiscalité est au coeur de l’action visant à promouvoir une croissance durable et la réduction de la pauvreté. Elle assure aux pays en développement des conditions budgétaires stables et prévisibles leur permettant de financer leurs besoins en termes de développement. Conjuguée à la croissance économique, elle atténue la dépendance à long terme vis-à-vis de l’aide. Le Sommet du G20 de Séoul a offert l’occasion de réaffirmer son rôle capital dans la mobilisation des ressources intérieures. Elle est étroitement liée à d’autres domaines de la gouvernance économique traités dans le présent rapport : l’existence de paradis fiscaux et le manque de transparence sur les bénéfices déclarés et les impôts acquittés dans les pays en développement richement dotés en ressources sont propices à la corruption, à la délinquance financière, au blanchiment d’argent et aux mouvements illicites de capitaux. Ces problèmes sont eux-mêmes liés aux trafics d’armes illicites, aux conflits et à la fragilité des États. La fiscalité apporte également une contribution essentielle à l’instauration d’une bonne gouvernance car elle encourageant les États à rendre compte à leurs citoyens.
    • Click to Access:  Lutte contre la corruption
      La corruption sape les efforts de développement économique. Elle frappe à tous les niveaux de la société et de l’activité économique – dans le cadre des échanges internationaux dans des secteurs tels que les ressources naturelles (énergie, minerais), la défense, la construction et les infrastructures, ou encore la santé et l’industrie pharmaceutique. Elle a des effets dévastateurs sur les populations locales et affecte profondément la vie quotidienne des plus démunis. Dans le monde interdépendant d’aujourd’hui, les effets de la corruption se propagent bien au-delà de l’endroit où un acte de corruption est commis et se répercutent dans l’économie mondiale toute entière.
    • Click to Access:  Mouvements illicites de capitaux
      Les mouvements illicites de capitaux en provenance des pays en développement sont à l’origine d’une part non négligeable du problème plus large de la fuite des capitaux dans la mesure où ils contribuent à amoindrir les ressources disponibles pour l’investissement, la croissance et la réduction de la pauvreté, et où ils se traduisent par un manque à gagner non négligeable pour les États.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts L’environnement et la sécurité des ressources naturelles

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    • Click to Access:  L'environnement et la sécurité des ressources naturelles - Vue d'ensemble
      Le développement passe non seulement par une meilleure gouvernance économique mondiale, mais aussi par un environnement plus sain, offrant des ressources naturelles fondamentales sûres, utilisées de façon durable sur l’ensemble de la planète et à la portée de tous, ménages ou individus. Sont évoqués ici quatre aspects interdépendants : le changement climatique et la sécurité des ressources que sont l’alimentation, l’eau et l’énergie.
    • Click to Access:  Changement climatique
      Le changement climatique est un des grands défis environnementaux du siècle. Il est appelé à influer profondément sur les systèmes naturels et sociaux et, partant, sur les perspectives d’essor économique et de réduction de la pauvreté dans les pays en développement qui, bien qu’ayant le moins contribué au problème, risquent d’être particulièrement vulnérables à ses effets pour plusieurs raisons : plus grande dépendance à l’égard de ressources naturelles sensibles au climat, forte croissance dans des lieux exposés et manque de ressources pour parer aux répercussions préjudiciables des évolutions climatiques.
    • Click to Access:  Sécurité alimentaire
      Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le nombre de personnes souffrant de malnutrition s’établissait à 925 millions de personnes fin 2010 – chiffre qui s’est probablement encore accru sous l’effet des nouvelles hausses des prix des matières premières et de leur instabilité depuis lors. La question de la sécurité alimentaire est revenue au premier plan dans les discussions internationales. L’objectif du Millénaire pour le développement (OMD) consistant à réduire de moitié la population souffrant de la faim à l’horizon 2015 sera difficile à atteindre. À plus longue échéance, l’augmentation prévue de la population mondiale, soit 9 milliards d’habitants en 2050, suppose d’après les estimations un accroissement de la production alimentaire de 42 % d’ici à 2030 et de 70 % d’ici à 2050.
    • Click to Access:  Sécurité des ressources en eau
      La sécurité des ressources en eau fait intervenir des aspects tels que le stress hydrique, la qualité de l’eau, la gestion des crues, l’accès à l’eau et aux services d’assainissement, sans oublier les réserves nécessaires pour préserver les écosystèmes. L’accent est mis ici sur les questions de pénurie et d’accès. Dans de nombreuses régions du monde, les ressources en eau font l’objet d’une concurrence accrue car la surexploitation et la pollution réduisent les volumes disponibles. S’ajoutent les pressions exercées par le changement climatique. Une progression de 50 % de la consommation mondiale d’eau est attendue dans les 30 prochaines années, sous l’effet de facteurs englobant le développement, la croissance démographique et l’urbanisation.
    • Click to Access:  Sécurité energétique
      Nous vivons dans un monde où la demande, la consommation et l’interdépendance vont croissant dans le domaine de l’énergie. La sécurité énergétique est cruciale pour une croissance économique durable et la réduction de la pauvreté. Elle est aussi indissociablement liée à d’autres défis mondiaux : les systèmes énergétiques, qui représentent environ 60 % du total actuel des émissions de gaz à effet de serre (GES), sont les principales causes du changement climatique. Mais en dépit d’une augmentation de l’énergie utilisée à l’échelle mondiale, de nombreux pays en développement n’ont pas accès à des approvisionnements énergétiques suffisants, abordables et fiables, ce qui entrave sérieusement la croissance, la productivité et l’emploi. Bon nombre de ménages pauvres restent privés de services énergétiques modernes. Selon le World Energy Outlook (WEO 2010) de l’AIE, 1.4 milliard d’êtres humains dans le monde sont encore dépourvus d’accès à l’électricité, chiffre qui ne devrait reculer que marginalement à l’horizon 2030, pour passer à 1.2 milliard.
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  • Expand / Collapse Hide / Show all Abstracts Société

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    • Click to Access:  Société - Vue d'ensemble
      Le développement concerne en définitive les êtres humains et l’amélioration de leurs conditions de vie. Cette section du rapport examine six thèmes. Après les conflits et la fragilité, elle aborde quatre problématiques étroitement liées, à savoir le travail, l’éducation et les compétences, les migrations et la santé, puis s’achève sur le thème de la mesure du progrès dans les sociétés.
    • Click to Access:  Conflits et fragilité
      Si de nombreux pays enregistrent des progrès sur la voie de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), un petit groupe de pays pâtissant d’un manque de capacités, de relations difficiles entre l’État et la société, de profonds clivages sociaux et/ou de problèmes hérités de conflits violents, accuse un retard de 40 à 60 % par rapport aux autres pays à faible revenu et à revenu intermédiaire dans la poursuite des OMD. C’est dans ces pays que vit un milliard des six milliards d’habitants de la planète, mais où la moitié des enfants du monde meurt avant l’âge de 5 ans et où un tiers de la population totale survit avec moins d’un dollar USD par jour. Les quelque 35 pays considérés comme fragiles en 1979 l’étaient encore en 2009, et l’écart avec les autres pays en développement n’a cessé de se creuser depuis les années 70.
    • Click to Access:  Travail
      Les enjeux relatifs au travail conditionnent de façon déterminante les chances de parvenir à un développement équitable et durable. Selon les estimations de l’OIT, plus d’un milliard d’hommes et de femmes sont des chômeurs, des personnes sous-employées ou des travailleurs pauvres. Trois cents millions d’emplois devraient être créés d’ici à 2015 pour absorber l’afflux de nouveaux actifs sur le marché du travail, pour l’essentiel des jeunes et des femmes. Mais même chez ceux qui ont un emploi, les salaires, les conditions de travail et les possibilités d’évolution professionnelle sont souvent médiocres. De 40 à 45 % environ des personnes occupant un emploi dans le monde ne parviennent pas à gagner suffisamment pour pouvoir se hisser avec leur famille au-dessus du seuil de pauvreté, de 2 USD par jour, et des millions de personnes travaillent dans des conditions dangereuses.
    • Click to Access:  Education et compétences
      Des progrès dans les domaines de l’enseignement, de la formation et de la mise en valeur des ressources humaines sont essentiels pour parvenir à une croissance économique durable et faire reculer la pauvreté, ainsi que pour s’adapter aux changements technologiques et démographiques qui remodèlent les marchés du travail. L’éducation permet d’améliorer la productivité et l’employabilité, de savoir mieux se nourrir et se soigner, et d’accroître ainsi la prospérité générale. Les systèmes d’enseignement doivent offrir des chances équitables, et ce dès la petite enfance et tout au long de la vie. Ils doivent assurer l’acquisition des connaissances, des compétences et des outils nécessaires pour rester compétitif et bien inséré dans la société. C’est dans cette optique générale que des cibles précises concernant l’enseignement primaire ont été définies au titre des OMD : assurer un accès universel à l’enseignement primaire et supprimer les disparités entre les sexes à ce niveau de scolarité.
    • Click to Access:  Migrations
      On estime à plus de 200 millions – soit près de 3 % de la population mondiale – le nombre de personnes vivant ailleurs que dans leur pays de naissance. Ce chiffre englobe les migrations de tous ordres, au sein des pays du Sud et du Nord et entre le Sud et le Nord. Sur ce total, le nombre de migrants originaires de pays en développement représente quelque 171 millions d’individus. Les données disponibles montrent que pratiquement la moitié d’entre eux séjournent dans d’autres pays en développement (le plus souvent, des pays voisins). L’autre moitié (environ 75 millions) réside dans des pays de l’OCDE.
    • Click to Access:  Santé
      Permettre à tous d’être en bonne santé et de bénéficier de soins de qualité est une condition essentielle non seulement pour le développement économique et social mais aussi en soi, et parce que c’est une question qui touche à la problématique hommes-femmes. Trois des huit OMD concernent la santé, à savoir, respectivement, la mortalité infantile, la santé maternelle et la lutte contre le VIH/sida et d’autres maladies. L’espérance de vie moyenne a certes augmenté au cours des dernières décennies dans la plupart des pays mais, dans bien des cas, les statistiques demeurent choquantes. La mortalité infantile a beaucoup reculé, mais la pneumonie et les maladies diarrhéiques continuent de tuer 3.8 millions d’enfants chaque année, alors qu’il est possible de prévenir et de traiter ces deux types d’affection pour un coût raisonnable. Un accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement cause tous les ans le décès de 1.8 million d’enfants. Les maladies infectieuses ne respectent pas les frontières, comme on l’a vu avec les récentes épidémies de SARS et de grippe.
    • Click to Access:  Indicateurs de progrès
      Le développement concerne en définitive les êtres humains et l’amélioration de leurs conditions de vie. La croissance économique est essentielle mais elle n’est pas le seul facteur permettant de meilleures conditions de vie. La mesure du progrès doit s’appuyer sur une série beaucoup plus vaste d’indicateurs, comme la santé, l’état de l’environnement, et les niveaux d’éducation, et prendre en compte des aspects intrinsèquement plus difficiles à mesurer, comme le bien-être subjectif. Pour mesurer ce progrès, il faut disposer à la fois de données statistiques fiables et de cadres d’évaluation fondés sur des objectifs convenus à l’échelle internationale. Depuis 1990, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) effectue un suivi des progrès accomplis dans tous les pays au moyen de son indice du développement humain (IDH), et depuis 2000, les Nations Unies et la Banque mondiale compilent des données et produisent des indicateurs pour suivre les progrès en direction des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
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